Fonnkèr & autres poésies

Samedi 10 octobre 2009

 Photo ©Céline.P -  Manapany 2009 -

Seul, il vogue, l'homme,
Vient le vague à l'âme.
Seul, il divague, l'homme,
Quand vogue l'âme.

Jayce


Par Jayce
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Samedi 3 octobre 2009



Fénoir la pou rentré, in Lamaraz lo kër
Kaskade y bat desï galé, na lontan lï le la
Lï priyér bondié dosou son kaz an tol
Margouya parti kashièt, fénoir la pou rentré
Dra mauv dann baro, in ti bouzi y éclèr lo ven
Astër gramoune y agarde a lï, in soulazman
Kapar lonbraz , in sazess koray, la vérité
Pou fé tomb in sandrine la plï, poz la kol
Pou boss in zoizo do lo, fonnkër gramoune là
Y fé rent fénoir vitman, pa bezoin ou là për 

Jayce

Par Jayce
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Mardi 8 septembre 2009


-- Le coup de Grâce --

"Il y a, en faisant l'amour, quelque chose de guerrier."
Se disait tout bas, un soldat blessé sous un peuplier,
Où un genou à terre, il levait les yeux sur la dentelle
De sa belligérante amazone, aux si jolies prunelles. 
L'assaillante impitoyable donna alors le coup fatal,
L'estoc fut porté par l'acier froid de ses lèvres létales.  
Un mot trop lourd qu'elle laissa lui tomber sur le coeur.
Jamais refus ne fut si assassin, jamais "non" fut Horreur.
Son col officier, humide et taché de ce sang incolore,
Le soldat pleure, malheureux, Ô c'est qu'il saigne fort !
La vie s'en va, il tombe à présent lourdement sur le sol,
Ce bel amour chevalier comme touché en plein vol.
Mort de ses blessures, il ne quitta plus jamais cette vallée.

Aujourd'hui encore, promeneur, si vous retrouvez ce peuplier,
Vous verrez qu'il s'agit là, non pas moins d'une pierre tombale.
 Gravée dans le bois, l'épithaphe : "Ici gît l'Amour du Dormeur du Val"



Jayce
 

Par Jayce
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Jeudi 13 août 2009


--Faire semblant--

Je mentirai si...

Je vous disais que je n'attendais que vous.

Si je vous disais que j'ai tant rêvé de vous revoir.

Ça serait, pour sûr, une histoire à dormir debout.

Une mystification, un faux, une fable des plus noires

 

Je mentirai si...

En vous regardant dans les yeux, je disais « Mon amour »

Si je promettais d'être toujours présent, tout le temps.

Infâme scélérat , je vous jouerai un bien mauvais tour.

Supercherie que sont le vains serments tendres des amants,

 

Je mentirai si...

Je prétendais vouloir tenir toutes mes promesses.

- Mais là vérité ? - Bien écoutez, madame, un instant,

Écoutez comme elle sonne bien, cette vérité qu'on délaisse :

Je ne vous aime pas Mon Amour, je fait semblant !

Jayce


Par Jayce
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Mercredi 5 août 2009


L'oiseau bleu - Jean Metzinger


à Fabienne, (ma meilleur ennemie)

--Aurions-nous seulement pu être amis ?--

Pour un orgueil ma placé, un ego trop présent, perdre ce qui aurait été, sans prétentions l'histoire simple d'une belle amitié . Rien ne fut plus jamais pareil. Imagine un chef d'oeuvre inachevé, cette impression lourde et fade que l'on appelle "Regret". Je perçoit la toile blanche de notre tendre amitié à peine naissante léchée par la flamme de nos vanités. Elle se consume hélas. Et de ces cendres barbares ne reste que l'esquisse sublime figé dans nos rétines, une promesse imparfaite et bien trop fragile. Le destin est rieur, et nous l'avons que trop bien servi. Mon Coeur rebelle se demande encore et toujours, comme pour avoir le courage qu'il n'a pas eu naguère, ce que nous serions devenu si... nous avions eu la noblesse d'avoir été amis, la sagesse d'implorer le pardon et de pardonner aussi. 

Jayce

Par Jayce
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Jeudi 30 juillet 2009


-- Le titan--

Ce matin, sentant mon pouvoir si grand,
Que je commandais au soleil et aux vents,
Je bougeais des montagnes, et les Océans.
J'avais maîtrise et pouvoir sur toutes choses.
N'était-ce que Chimère, Illusion ou folie ?
Maintenant, hélas, je perçois toute l'ironie
D'une matinée bien folle quand, arrive la nuit.
Et ce soir, je fâne donc, comme fâne la rose.


Jayce

Par Jayce
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Mardi 21 juillet 2009



Kèr zwazo y bat ti doussman, kér do lo
Lo ven fré sou la zèl, la briz dann filao
Bek bek vitman si'd pié d'goyav, bonbon roz
Kardinal, bélié, payenké, sinon bek'roz
Mon zézèr, mi aim'a li, kom y danss zako 
é Son santé lé kom la koljak pou mon kèr zwazo.

Jayce

Par Jayce
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Jeudi 18 juin 2009


Ce matin j'ai perdu tout ce que j'avais :
Une ville, mes clés, mon pays, sept océans,
Des amis, trois roses, mon coeur et deux continents.
Ne me restait alors pas grand chose, pour dire vrai,
Juste une toute petite île ovale au large de mes pensées :
Rien que le souvenir d'un îlot de fraternité.


Jayce

Par Jayce
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Lundi 11 mai 2009

 

Les remords d'Oreste - William Bouguereau

                                            "C'est assez immonde

        Allez ! Furieuses ! Et laissez donc mon âme

      Qui meurt déjà bien sous le sceau de l'infâme.

      Je ne veux plus vous entendre, partez ! Allez !

Je ne veux souffrir plus longtemps de vos sifflets

  Hé quoi ! Les dieux sont-ils à ce point ignobles

  D'accabler ainsi mon destin, un visage si noble ?

           Ne savent-ils pas déjà que trop de larmes

       Ont noyé mes yeux autrefois plein de charme ?

           Non, je subis encore leurs funestes couroux !

Non c'est assez ! Allez vous-en ! M'entendez-vous ?"

Jayce
 
Extrait de "4 Soeurs" huitième scène

Par Jayce
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Lundi 4 mai 2009


Ecrire c'est un peu comme mourir.
Mourir sur du blanc papier. 
Une façon de s'ouvrir grand les veines, et de faire couler l'encre,...
l'étaler, la répandre, raturer, tacher .
Et cependant que l'on gît-là, mourrant, sur le vélin,
On réclame, et proclame une part d'immortalité.
Vraiment, écrire, c'est un peu comme mourrir... en mieux.
   


Jayce

Par Jayce
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Jeudi 23 avril 2009


Cariatide - William Whitaker- huile sur toile

à Tiffany

-- Madame, si un jour... --

Madame, si un jour on m'avait dit
Que tant de beautés, pouvait être réunis
En un seul, si paisible et doux endroit,
 Je ne l'aurais cru ; cependant je vous vois.

Ô, la nature vous a faites sans pareil
Ces yeux, ce front, ces lèvres, c'en est trop !
Je le vois palir, près de vous, le soleil.
Je les vois mourir, près de vous, mes maux.

Et à ceux -misérables- qui se demandait
Encore, si au monde la perfection existait,
Ils ont leur réponse, en votre présence
Devant tant de prodige et de magnificence

Mon avis est, vous en faites démonstration,
Que la perfection, Madame, vous la sublimez !
Aphrodite - la Divine- en tirera quelques leçons
De se mesurer ainsi, en vain, au plus-que-parfait.

Madame, ce regard que vous posâtes sur moi
Me transperca le coeur, et aussitôt le déchira
Quand, ne voulant pas alors, me faire souffrir
Vous me tendiez votre majestueux sourire

Je resiste si bien ! mais j'ignore, Madame
Combien de temps, il faudra à mon âme
Avant qu'il ne tombe enfin à vos pieds
et de vous, n'en soit pour la vie, prisonnier.


Jayce

Par Jayce
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Vendredi 17 avril 2009




-- lodèr --

lodèr cari y lèv, logrin y kui, do ri sid fé,
lèr onzèr la pa lwin,
dan la kour marmay la po zoué,
gramoune i okip dan la kizine.

lodèr cari y lèv, logrin lè paré, do ri sid fé,
dan'n baro mi agarde ban'n na, lwin
dan'n somin, la bouss i fé do lo, lo vent y cri
trwa zour mwin la pencore manzé.


Jayce

Par Jayce
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Vendredi 10 avril 2009



Le philosophe


Pour la raison,
C'est un poison
Que d'avoir l'âme tendre.

La femme

De ce poison,
N'a pas raison
Qui cherche à se défendre

Le philosophe

Douce raison !
Triste Poison !

La femme

Charmant poison !
Triste raison !

Le philosophe

Point de poison,
A la raison
Il faut bien qu'on se rende.

La femme

Point de raison,
C'est du poison,
Monsieur, qu'on vous demande


Stanislas de Boufflers (1738-1815)


Par Jayce
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Samedi 14 mars 2009

 
Escape to the sun - Clik & Clak -

Et ce matin...

 

Le matin blêmit sous le givre qui s'était déposé, et/ tandis que la brume caressait encore de son front pâle/ les arbres, les routes, et quelques bosquets mal taillés,/ le soleil, lui, riait sur les visages - non sans mal -/ des passager dont les mines tristes assombrissaient la rame./ Des visage mornes, blafard, propres aux matins difficiles./ Les toits gris de Paris étaient en vue, belle et Grande Dame./ Le temps y était plus clair, le ciel brodait de ses doigts habiles,/ la dentelle de nuage qui habillait la Ville d'un voile pudique./ Et ce matin, courait depuis longtemps sur les rails,/ vers une mort certaine, déjà midi : heure fatidique./ Le givre glacé, me sembla alors comme un lointain détail.


Jayce

Par Jayce
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Mercredi 11 mars 2009

Jack London (1876-1916)


Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Notre effrayante traversée est finie !
Le navire a franchi tous les écueils,
le trophée que nous cherchions est conquis
Le port est proche, j'entends les cloches, la foule qui exulte,
En suivant des yeux la stable carène, le vaisseau brave et farouche.

Mais ô cœur ! cœur ! cœur ! 
Ô les gouttes rouges qui saignent
Sur le pont où gît mon Capitaine,
Étendu, froid et sans vie.


Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Dresse-toi, entends les cloches.
Dresse-toi - pour toi le drapeau est hissé - pour toi le clairon vibre,
Pour toi bouquets et couronnes enrubannées
- pour toi les rives noires de monde,
Vers toi qu'elle clame, la masse mouvante, tourne ses faces ardentes.
Tiens, Capitaine ! Père chéri !
Ce bras passé sous ta tête,
C'est un rêve que sur le pont
Tu sois étendu, froid et sans vie.

 

Mon Capitaine ne répond pas, ses lèvres sont livides et immobiles;
Mon père ne sent pas mon bras, il n'a plus pouls ni volonté.
Le navire est ancré sain et sauf, son périple clos et conclu.
De l'effrayante traversée le navire rentre victorieux avec son trophée.
Exultez, ô rives, et sonnez, ô cloches !
Mais moi d'un pas accablé,
j'arpente le pont où gît mon capitaine,
Étendu, froid et sans vie.


Walt Whitman (1819 -1892)

Par Jayce
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Who's the boss ?

Kikoo

(o_O)

Pour me contacter, me MSNiser, m'envoyer des trucs même les plus dingues (faites pas les timides lachez-vous !)
mon e-mail
jayce3.0@hotmail.fr


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