La sagesse orientale faite de millier d'années de pratiques, de questionnements, à fait ses preuves, et en une certaine mesure a influencé le cour de ma vie, sans fondamentalement rien révolutionner. Cette philosophie de la voie est comme un changement de saison, elle intervient graduellement, de jour en jour, sans à-coups, sans brusquerie. On se rend juste compte que les choses ont changé, notre corps, notre âme a changé et est en perpetuellement changement, comme la nature en harmonie.

Ôsensei Morihei Ueshiba - fondateur de l'aïkido

La voie de l'harmonie et une recherche perpétuelle, à l'époque je l'avais découvert dans l'aïkido (art martial japonais - la voie de l'harmonie des énergies-).

Aï-Ki-Do

 Cette voie m'a mis le pied à l'étrier. Je commençais un apprentissage que des millions avait commencé avant moi et j'avais cette impression d'être un vase vide que le
Senseï (Maître ou Professeur) remplissait de son enseignement à la fois physique que philosophique. Je me suis d'ailleurs plus tourner vers ce dernier aspect. En comprenant qu'il est une forme d'art ultime "fait ni pour combattre, ni pour vaincre, mais pour supprimer la notion d'ennemis", on apprend ainsi que "le but de l'aikido n'est pas de briser l'adversaire ou de le détruire par la violence, mais bien de lui faire comprendre l'inutilité de son agressivité".
 

A côté de ça, m'ouvrant à la culture japonaise, j'apprends l'art du samouraï... et dans la continuité de l'enseignement du Budo (la voie du guerrier) je me met à l'
Iaïdo (littéralement "la voie de la vie en harmonie") et je découvre la rigueur, l'extrême discipline du maniement du Katana, de l'arme du samouraï, mais aussi la beauté et la force d'une philosophie de la maîtrise de soi.

L'art de dégainer le sabre conditione la survie du samouraï

 Dans cet art ou la voie de l'harmonie se base sur la purete et l'efficacité, où l'instinct et la sensibilité (une vision anticipé) prend la place sur la raison et reflexion. J'approfondis en même temps par des lectures fondamentales comme le très célèbre
Traité des Cinq Anneaux (ou roues) de Musashi Miyamoto et le fameux L'art de la guerre de Shun Tzu (théoricien chinois). les principes de la voie (Do, Dao) commençait alors faire son chemin dans mon âme...

La voie du samouraï

J'abandonnais la pratique des arts martiaux pour tout un tas de raison assez obscur quand j'y repense, mais c'était déjà trop tard, la voie m'avait deja marquer et je ne pouvais pas en rester là.... j'ai traversé la mer de chine orientale et je me suis retrouvé au Royaume Zhou, 6 siècle avant JC (non, pas Jean Charles), je découvrais alors le 
Tao-Tê-King (la voie et sa vertue) de Lao-Tseu. Et les choses que je croyais maîtriser ont volé en éclat sans en être ébranlé dans leur fondement, car dans la voie il faut s'attendre a tout remettre en cause perpetuellement. Je me suis rendu compte de cette aspect, incertain et perpétuelle de la vie, de l'univers, de l'être. 

Tao, Dao, Do

Cette évolution, cette philosophie, toutes ces lectures m'ont amené à un moment de voir le monde différemment, sans être un spécialiste du Taoisme chinois, du Budo zen japonais. Je n'ai pas la prétention de dire que j'ai appréhendé la voie, ou de vous y emmener (non je serais fou de le croire) mais la seule chose que je sais c'est que la voie de l'harmonie ne s'apprivoise pas facilement, elle est difficile, et longue, tortueuse faite de privation, de maîtrise de soi... et pourtant elle n'est rien de cela car "La voie des lors qu'on la nomme, cesse d'être la voie perpetuelle".

 

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